Paris

Journal du (dé)confinement. Mai, Paris, mai !

Journal du (dé)confinement Mai Paris Mai
Mai Paris Mai Claude Nougaro

Voilà, en ce lundi 11 mai, le confinement s’achève et Paris ? Paris ? Tout à l’heure, Paris s’éveillera, comme les habitants du château de la Belle au bois dormant. Depuis deux jours, un peu plus de passants dans les rues, un peu plus de voitures sur les chaussées. Des soubresauts, des visages, masqués, des fantômes derrière les vitrines encore éteintes.

Journal de survivance. Jeudi 26 mars. Bon Dieu, vlà l’Printemps !!

Paris au temps du Covid-19 Journal de Survivance

L'équinoxe de Printemps a eu lieu le vendredi 20 mars à 4H40... Le Printemps nous fait des pieds de nez. Voilà qu’il s’est installé avec un jour d’avance pendant que nous nous calfeutrions. Pour un peu, on l’aurait oublié, reclus dans nos intérieurs citadins. En fait, on essayait de ne pas y penser. Peut-être, avec  le mauvais temps, ce serait moins cruel de se confiner. Mais il persiste, et il signe. Il en rajoute, le bougre. Depuis un moment déjà, le ciel est bleu, insolemment bleu, libéré des balafres aéronautiques.

Journal de survivance. 17 mars 2020 : Paris à tire d’aile

Paris au temps du Covid-19 Journal de Survivance

La rumeur enflait depuis quelques heures déjà. Lundi soir, 16 mars, 20 heures, la déclaration est tombée :  #Restezchezvous.
C’est sûr, les mots, c’est comme les armes, à force de les brandir, ils finissent toujours par servir. Alors les voici, tout crus : Etat d’Urgence, Confinement, Couvre-Feu, Guerre. Mais attention, l’ennemi n’est pas celui qu’on croit. Le virus, le voilà. Descendance funeste de trop d’animaux sacrifiés à la consommation humaine ou d’une erreur de laboratoire, Corona s’est d’abord répandu en Asie, figeant la vie des premiers touchés, la Chine, le Japon, la Corée… De loin, nous avons vu sur les réseaux nos soeurs et frères d’Asie enfermés chez eux, interdits de sortie, de magasins, les usines à l’arrêt. Les avions cloués au sol, les paquebots entravés à quai, les hôtels vidé dans la première vague. On ne s’en plaignait pas vraiment à Paris. Pas encore. Moins de files de touristes dans les musées, moins de queues devant les enseignes de luxe, moins de mariés sous le pont de Bir-Hakeim où belles Chinoises croyaient immortaliser leur bonheur éphémère dans des dentelles occidentales. Il aurait fallu peut-être alors prendre nos distances…