Le billet de la semaine

Vous voulez rigoler ? Lisez les journaux

Contrairement à ce que disent ceux qui ne les aiment pas, les journalistes font un beau métier. Et contrairement à une idée reçue, ils ne se contentent pas de faire l’inventaire des catastrophes naturelles, des trains qui déraillent et des virus qui circulent sans respecter la moindre limitation de vitesse. Ils savent aussi trouver des informations drôles et en faire profiter leurs lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs. Et c’est comme cela tous les jours.

Le docteur Diafoirus est encore parmi nous

Il faut bien le reconnaître, quand nous étions au lycée, les états d’âme des héros et héroïnes de Corneille et Racine ne nous passionnaient pas toujours.  En revanche, Molière réussissait à nous amuser, surtout quand il s’attaquait aux médecins que, malheureusement pour lui, il avait dû commencer à fréquenter assez jeune.  On sourit quand on entend dans Le malade imaginaire le docteur Diafoirus pester contre les grands de ce monde parce que, «  quand ils viennent à être malades, ils veulent absolument que leurs médecins les guérissent », on rit franchement quand, dans Monsieur de P

Et à la fin c’est l’Allemagne qui gagne

Les comptes du premier trimestre commencent à être publiés et ils ne sont pas brillants. Ce n’est pas une surprise. L’activité avait commencé à décliner dans certains secteurs, notamment pour toutes les activités liées au tourisme, bien avant le confinement et en mars l’économie a fonctionné à un rythme plus ou moins ralenti selon les pays, en fonction des modalités du confinement et de la date à laquelle il a été décidé. Le PIB a reculé de 4,7 % en Italie et de 5,2 % en Espagne ; en France, la baisse a été de 5,8 %.

Des lendemains qui chantent

Jours heureux (Nono)

Ce matin là, la radio a diffusé une drôle de chanson : « Des lendemains qui chantent », écrite en 1937 par le communiste Paul Vaillant-Couturier. Un utopiste, le Paul ! Depuis, les lendemains ont déchanté. Mais quand même ! Et s’ils chantaient à nouveau nos lendemains d’après confinement !

Le monde d’après, comme le monde d’avant, mais en pire ?

Tous les journalistes, y compris les membres de PBM qui le connaissent bien, sont unanimes : Jean-Yves Le Drian n’est pas homme à multiplier les déclarations, encore moins les déclarations fracassantes. Aussi, quand il a affirmé au Monde : « Ma crainte, c’est que le monde d’après ressemble au monde d’avant, mais en pire », sa petite phrase n’est pas passée inaperçue. Alors que se multiplient les propositions sur ce que devrait être le monde d’après l’épidémie de Covid-19, l’avertissement du ministre des affaires étrangères a fait l’effet d’une douche froide.

Le virus aime-t-il les bains de mer ?

Le virus aime-t-il les bains de mer ?
Cette question d’apparence futile pourrait être déterminante pour l’économie touristique bretonne.

Pour le moment on s’inquiète surtout du confinement qui interdit, jusqu’à nouvel ordre aux éventuels vacanciers d’envisager un séjour en Bretagne. Mais, en imaginant une sortie du confinement qui leur permette de voyager, auront-ils la possibilité d’aller à la plage en sécurité ?

Et si je me réinventais…

Le président Macron vient d’appeler les Français à « se réinventer » dans son allocution du lundi de Pâques. Je me suis posé la question : « Si je me réinventais, comment je me referais ? » La réinvention d’un être humain, c’est pas comme la résurrection du Christ. C’est moins frappant, mais c’est plus compliqué.

Primo, la réinvention d’un être humain implique-t-elle nécessairement un rajeunissement du corps. Ce serait pas mal : finis les douleurs de partout, les semelles de plomb à ne pas monter un escalier, les pannes de toutes sortes, et plus encore…

Plus qu’un mois de confinement ? Dommage !

Le Président de la République l’a annoncé : le confinement généralisé devrait se terminer le 11 mai. Cela m’a fait bien plaisir mais, dans le même temps, je suis bien obligé de reconnaître que cela me contrarie un peu. J’aurai la nostalgie de cette période.  Au début, cela a été un peu difficile. Mais, assez rapidement, je me suis aperçu que cette nouvelle vie ne manquait pas d’attraits. Hitchcock avait bien raison : c’est fou ce que l’on peut voir d’une fenêtre sur cour. Au début, on regarde pour le plaisir, par curiosité.

Une drôle de guerre

Planqués (Nono)

Il a été vivement reproché à Emmanuel Macron d’avoir employé à plusieurs reprises dans son allocution du 16 mars l’expression : « Nous sommes en guerre ».
De grands esprits lui ont aussitôt fait remarquer : ceci n’est pas une guerre.
Effectivement, il n’y a pas besoin d’être très malin pour remarquer que ce que nous vivons en ce moment n’est pas une guerre au sens habituel du terme.
Il n’empêche : l’emploi de cette expression est parfaitement justifié. D’autres chefs d’Etat ne s’y sont pas trompés.