Sauvons le Calva !

J’ai lu avec émotion l’appel au secours du président de l’interprofession cidricole normande, Didier Bédu, dans Ouest-France. Les ventes de calva ont chuté de moitié.  La faute au coronavirus. Quand on sait que le « spiritourisme » attire entre 250 000 et 300 000 visiteurs par an en Normandie, que le calva est exporté dans 80 pays, on mesure le désarroi des producteurs du précieux liquide.

Le président Bédu en appelle donc au patriotisme économique. « Il ne faut pas se contenter de visiter la Normandie, il faut la consommer », insiste-t-il.

Personnellement, j’ai immédiatement « fait  un petit geste », comme dit un ami pour demander au patron de bistrot de remettre sa tournée. J’ai couru acheter une bouteille à la supérette du bourg. On l’a bu avec quelques amis et avec modération (comme il se  doit) et en respectant les distanciations sociales. Comme quoi il est possible de picoler sans effusions outrancières.

En toute modestie, j’appelle tous les Bretons à imiter cette positive attitude. Et même à franchir la frontière pour devenir des « spiritouristes », un néologisme qui introduit une certaine noblesse dans les pérégrinations estivales de nos concitoyens.

Louis Le Méter