Le billet de la semaine

Une drôle de guerre

Planqués (Nono)

Il a été vivement reproché à Emmanuel Macron d’avoir employé à plusieurs reprises dans son allocution du 16 mars l’expression : « Nous sommes en guerre ».
De grands esprits lui ont aussitôt fait remarquer : ceci n’est pas une guerre.
Effectivement, il n’y a pas besoin d’être très malin pour remarquer que ce que nous vivons en ce moment n’est pas une guerre au sens habituel du terme.
Il n’empêche : l’emploi de cette expression est parfaitement justifié. D’autres chefs d’Etat ne s’y sont pas trompés.

Mais que fait le gouvernement ?


Dans cette période difficile que traverse le monde, nous pouvons avoir au moins une consolation : l’incroyable gisement d’idées que possède notre pays.
Face à la crise sanitaire, chacun d’entre nous sait ce qu’il aurait fallu faire avant et ce qu’il faudrait faire maintenant.

Toutes ces opinions divergent fortement, mais elles convergent au moins sur un point : le gouvernement ne fait rien et, quand il fait quelque chose, il ne fait pas ce qu’il faut ou il le fait mal alors qu’il y a des solutions évidentes que tout le monde voit, sauf lui.

Si votre voisin vient trop près de vous, tirez !

Tout le monde a pu voir en live, comme on dit en bon breton,  ou sur ses écrans nos concitoyens se ruer sur les grandes surfaces et remplir les caddies de victuailles et de papier hygiénique.  Sur ce phénomène, chacun peut avoir son opinion. Les plus tolérants estimeront que nos concitoyens sont des gens prudents et prévoyants, d’autres, moins compréhensifs, les jugeront incroyablement égoïstes.  Mais, en fin de compte, ces comportements ne sont pas fondamentalement répréhensibles. Dans d’autres pays, on a assisté à des scènes bien plus inquiétantes.

Lui président

Lui président, c’est le vieux et le nouveau mondes réunis à dessein pour des synthèses à défriser l’actualité

Lui président, c’est Sarkozy et Hollande gardant leurs postures élyséennes, alias Paul Bismuth et Normal Culbuto avant l’ère jupitérienne

Lui président, c’est Martinez bien campé pour soigner sa ligne et le gilet jaune planté comme le roseau qui plie mais ne rompt point

Lui président, c’est le droit de retraite et le droit de retrait de la France laborieuse, toujours soucieuse d’assurer ses arrières

L’air du temps

Par Gérard Horny

Coronavirus : les deux visages de la guerre

« Nous sommes en guerre », nous dit le Président de la République.  La plupart d’entre nous –et c’est une grande chance- ne la connaissent pas.  Nous la découvrons et nous nous apercevons qu’elle a au moins deux visages.