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Journal de Survivance. Mercredi 18 mars. Les animaux sont sans rancune

J’ai de la chance. Bernard, alias BLS me l’avait bien dit : « Adopte un chien ! » Ah, les sorties, du soir au matin, été comme hiver, je ne l’ai pas toujours remercié… Aujourd’hui, je le bénis. Helfinne me promène, bien obligée. Pas question de la laisser enfermée, pôvrette, avec ses 35 kilos de poils, ses trois litres d’eau et ses 300 grammes de croquettes quotidiens. Elle se fait un peu prier, d’ailleurs, s’excuse presque quand nous mettons le nez dehors.

Journal de survivance. 17 mars 2020 : Paris à tire d’aile

Paris au temps du Covid-19 Journal de Survivance

La rumeur enflait depuis quelques heures déjà. Lundi soir, 16 mars, 20 heures, la déclaration est tombée :  #Restezchezvous.
C’est sûr, les mots, c’est comme les armes, à force de les brandir, ils finissent toujours par servir. Alors les voici, tout crus : Etat d’Urgence, Confinement, Couvre-Feu, Guerre. Mais attention, l’ennemi n’est pas celui qu’on croit. Le virus, le voilà. Descendance funeste de trop d’animaux sacrifiés à la consommation humaine ou d’une erreur de laboratoire, Corona s’est d’abord répandu en Asie, figeant la vie des premiers touchés, la Chine, le Japon, la Corée… De loin, nous avons vu sur les réseaux nos soeurs et frères d’Asie enfermés chez eux, interdits de sortie, de magasins, les usines à l’arrêt. Les avions cloués au sol, les paquebots entravés à quai, les hôtels vidé dans la première vague. On ne s’en plaignait pas vraiment à Paris. Pas encore. Moins de files de touristes dans les musées, moins de queues devant les enseignes de luxe, moins de mariés sous le pont de Bir-Hakeim où belles Chinoises croyaient immortaliser leur bonheur éphémère dans des dentelles occidentales. Il aurait fallu peut-être alors prendre nos distances…