Covid-19

Le docteur Diafoirus est encore parmi nous

Il faut bien le reconnaître, quand nous étions au lycée, les états d’âme des héros et héroïnes de Corneille et Racine ne nous passionnaient pas toujours.  En revanche, Molière réussissait à nous amuser, surtout quand il s’attaquait aux médecins que, malheureusement pour lui, il avait dû commencer à fréquenter assez jeune.  On sourit quand on entend dans Le malade imaginaire le docteur Diafoirus pester contre les grands de ce monde parce que, «  quand ils viennent à être malades, ils veulent absolument que leurs médecins les guérissent », on rit franchement quand, dans Monsieur de P

Le 8 Mai et les futurs anciens combattants du Covid 19.

Le 8 Mai et les futurs anciens combattants du Covid 19.

Il y a huit jours, on nous a supprimé le 1er Mai. Voici que le 8 Mai va subir le même sort : pas de rassemblement aux Monuments aux Morts et donc, pas de lecture non plus du message de Geneviève Darrieussecq, Secrétaire d’État auprès de la Ministre des Armées Florence Parly. J’espère que vous saviez qu’il y avait bien, en France, un Secrétariat d’État auprès du Ministère des Armées, et que sa titulaire était bien la Geneviève susnommée. Je me permets de le rappeler, car je ne manque jamais une occasion de faire un peu d’éducation civique.

J8. Lundi 23 mars 2020

Salut GOUL !

SALUT GOUL !

Mon ordinateur n’a pas voulu s’éteindre hier soir, je ne sais pas pourquoi. J’ai eu beau forcer à quitter, j’ai fait échap, j’ai fait contrôle + bidule, alt machin, fn truc, suppr… et je ne sais quoi encore, rien à faire. J’ai tout débranché et je suis allé me coucher en pestant grrrrr… rogntudjieu….contre  cette fucking technologie informatique qui nous rend neuneu.  
Et ce matin, le visage de mon fils est là, en fond d’écran. Comme une apparition. Salut Goul !

Journal de survivance. 17 mars 2020 : Paris à tire d’aile

Paris au temps du Covid-19 Journal de Survivance

La rumeur enflait depuis quelques heures déjà. Lundi soir, 16 mars, 20 heures, la déclaration est tombée :  #Restezchezvous.
C’est sûr, les mots, c’est comme les armes, à force de les brandir, ils finissent toujours par servir. Alors les voici, tout crus : Etat d’Urgence, Confinement, Couvre-Feu, Guerre. Mais attention, l’ennemi n’est pas celui qu’on croit. Le virus, le voilà. Descendance funeste de trop d’animaux sacrifiés à la consommation humaine ou d’une erreur de laboratoire, Corona s’est d’abord répandu en Asie, figeant la vie des premiers touchés, la Chine, le Japon, la Corée… De loin, nous avons vu sur les réseaux nos soeurs et frères d’Asie enfermés chez eux, interdits de sortie, de magasins, les usines à l’arrêt. Les avions cloués au sol, les paquebots entravés à quai, les hôtels vidé dans la première vague. On ne s’en plaignait pas vraiment à Paris. Pas encore. Moins de files de touristes dans les musées, moins de queues devant les enseignes de luxe, moins de mariés sous le pont de Bir-Hakeim où belles Chinoises croyaient immortaliser leur bonheur éphémère dans des dentelles occidentales. Il aurait fallu peut-être alors prendre nos distances…