Coronavirus

Une drôle de guerre

Planqués (Nono)

Il a été vivement reproché à Emmanuel Macron d’avoir employé à plusieurs reprises dans son allocution du 16 mars l’expression : « Nous sommes en guerre ».
De grands esprits lui ont aussitôt fait remarquer : ceci n’est pas une guerre.
Effectivement, il n’y a pas besoin d’être très malin pour remarquer que ce que nous vivons en ce moment n’est pas une guerre au sens habituel du terme.
Il n’empêche : l’emploi de cette expression est parfaitement justifié. D’autres chefs d’Etat ne s’y sont pas trompés.

Mais que fait le gouvernement ?


Dans cette période difficile que traverse le monde, nous pouvons avoir au moins une consolation : l’incroyable gisement d’idées que possède notre pays.
Face à la crise sanitaire, chacun d’entre nous sait ce qu’il aurait fallu faire avant et ce qu’il faudrait faire maintenant.

Toutes ces opinions divergent fortement, mais elles convergent au moins sur un point : le gouvernement ne fait rien et, quand il fait quelque chose, il ne fait pas ce qu’il faut ou il le fait mal alors qu’il y a des solutions évidentes que tout le monde voit, sauf lui.

Paris désert

Tour Eiffel

Quelques photos de Paris glanées au détour d’un reportage. Cartes postales du passé ? Vision du futur ?  Ces clichés que l’on croirait sortis d’un film de science-fiction témoignent du fait que le confinement semble enfin respecté dans la capitale. Mais ce vide et ce silence qui entourent ces lieux emblématiques n’en demeurent pas moins glaçants. Seul le souffle du vent se fait entendre. C’est à la fois rassurant et terrifiant.

https://www.parisbreizhmedia.fr/galeries/paris-desert

CORONAVIRUS NON, CHOLESTEROL PEUT-ETRE

On le sait, les emmerdes volent en escadrilles. Et à des vitesses variables. Si le Coronavirus franchit régulièrement le mur du son dans un fracas de plus en plus angoissant, ma Dacia roumaine, elle, gravit péniblement les 130km/h… enfin quand elle roulait. Parce qu’elle est en rade depuis huit jours sur le parking d’un supermarché. Panne de démarreur. Je me suis mis au vélo. Deux fois par semaine je m’extrais de ma cambrousse pour aller au bourg faire quelques courses et soigner le galbe de mes mollets de futur coureur cycliste. Une poignée de kilomètres.

Si votre voisin vient trop près de vous, tirez !

Tout le monde a pu voir en live, comme on dit en bon breton,  ou sur ses écrans nos concitoyens se ruer sur les grandes surfaces et remplir les caddies de victuailles et de papier hygiénique.  Sur ce phénomène, chacun peut avoir son opinion. Les plus tolérants estimeront que nos concitoyens sont des gens prudents et prévoyants, d’autres, moins compréhensifs, les jugeront incroyablement égoïstes.  Mais, en fin de compte, ces comportements ne sont pas fondamentalement répréhensibles. Dans d’autres pays, on a assisté à des scènes bien plus inquiétantes.

J5, samedi21 mars 2020. CALMÉ

Fendre du bois

Je me suis calmé.

Fendre du bois ça calme. Toute l’énergie que l’on met dans le merlin qui s’abat lourdement sur la souche de chêne ou de châtaigner,  wouahhh… ça dégage un max de  joules ou de watts, je ne sais pas trop ; en tout cas, ça libère. Tchac ! D’un coup sec, la buche est en deux morceaux. Tellement énervé, j’en exécute quatre ou cinq d’affilée. Et tiens, celles-là je vais te les recouper encore en deux, et en moins de deux.  Et ça fera du petit bois pour démarrer le poêle demain matin. Tchac, tchac ! Et pour après-demain.  Re-tchac !  On ne sait pas de quoi l’avenir sera fait. On ne sait plus. On ne sait plus grand’ chose. Si  c’est ça, je vais m’en faire encore une.  Tchac…tchac…tchac…
C’est bon, je suis calmé.

COURS TOUJOURS !

Grand soleil et ciel bleu comme aux plus beaux jours de l’été. Ici, c’est le paradis en Sud-Bretagne.
Justement, je viens de me taper la cote du Paradis, sur la route du bord de mer, entre les plages de Dourveil (Névez) et de Kersidan (Trégunc). Je ne l’aime pas cette bosse. T’arrives en haut, c’est l’enfer dans tes poumons. Pffffff… Mais c’est surtout la vue qui coupe le souffle. L’île Verte, et Groix derrière ; devant sur la gauche, les Glénan. Penfret, Fort Cigogne. Je devine St Nicolas, la langue de sable de Guiriden. Mes destinations habituelles en voilier. Oui mais là, t’es sur ton vélo, mon pote. Fais gaffe à ta moyenne, pas le moment de rêvasser. Entraînement d’hiver oblige. Le nez dans le guidon, je fonce. De toute façon, en ces temps de Coronavirus,  il n’y a personne sur la route.

Tchernobyl, si loin, si proche

On n’en sortira pas. L’hiver a été horrible. L’un des pires de la décennie sur les côtes de la Manche et de l’Atlantique. L’impression d’avoir vécu de longues, longues, longues semaines dans un aquarium aux reflets verdâtres. Confiné pour ainsi dire.
Les pluies et les bourrasques ont démarré dès la mi-octobre. Et n’ont suspendu leur terrible obstination que début mars. Mais à peine les premiers rayons de soleil s’attaquaient-ils joyeusement à la couenne de notre mélancolie que ce satané Coronavirus a pointé son museau et que sont tombées les consignes de confinement.

Journal de Survivance. Mercredi 18 mars. Les animaux sont sans rancune

J’ai de la chance. Bernard, alias BLS me l’avait bien dit : « Adopte un chien ! » Ah, les sorties, du soir au matin, été comme hiver, je ne l’ai pas toujours remercié… Aujourd’hui, je le bénis. Helfinne me promène, bien obligée. Pas question de la laisser enfermée, pôvrette, avec ses 35 kilos de poils, ses trois litres d’eau et ses 300 grammes de croquettes quotidiens. Elle se fait un peu prier, d’ailleurs, s’excuse presque quand nous mettons le nez dehors.