Confinement

Sacrebleu, prendre le large

Il y a des jours, de plus en plus de jours, fades, atones, qui ressemblent à ceux de la veille et de l’avant-veille. Qui s’étirent, comme le Désert des Tartares de Dino Buzzati, dans l’attente d’un ennemi invisible, incolore, inodore.

Il y a des jours où les salauds de tous poils semblent occuper toute l’actualité. Ceux qui ont retrouvé les bons réflexes du marché noir, ceux qui s’aspergent du vieux parfum nauséabond de la délation pour dénoncer un « taré » de voisin évidemment « inconséquent » ou une « salope » de voisine, infirmière, caissière ou aide-soignante, qui pourrait bien ramener le virus dans l’immeuble.

VU A LA TELE.

Villeret

Les bilans, en veux-tu en voilà. Impossible d'y échapper. Des chiffres, des chiffres et encore des chiffres. Y'en a marre des chiffres.
Ah, voilà les experts…. Les ceusses qui savent…les ceusses qui avaient dit que… les ceusses qui vous conseillent de… les ceusses qui... Marre des experts ! Marre de tout.

-  Y' a pas autre chose à regarder dans cette télé de malheur ?
- Si, après la météo, il y a un film « La soupe aux choux ».

Paris désert

Tour Eiffel

Quelques photos de Paris glanées au détour d’un reportage. Cartes postales du passé ? Vision du futur ?  Ces clichés que l’on croirait sortis d’un film de science-fiction témoignent du fait que le confinement semble enfin respecté dans la capitale. Mais ce vide et ce silence qui entourent ces lieux emblématiques n’en demeurent pas moins glaçants. Seul le souffle du vent se fait entendre. C’est à la fois rassurant et terrifiant.

https://www.parisbreizhmedia.fr/galeries/paris-desert

Kroufet !

kroufé

S’il est un mot qui est sur toutes les lèvres ces temps-ci c’est bien « confiner ».  A l’origine, Il y a là-dedans une notion de « confins ».
De nos jours, ce verbe a pris aussi le sens de « forcer quelqu'un à rester dans un espace limité », donc de ne pas sortir de chez lui pour cause Covid19 par exemple.

Je suis méchant...

Avant, j’avais envie d’écrire. Un peu  tous les jours. Ecrire des  histoires, comme on n’en écrit plus beaucoup. Des sortes de westerns avec des bons et des méchants…
Quand Nono m’a demandé de pondre un petit texte pour le nouveau Parisbreizhmedia, j’ai dû  me secouer un brin. Car je confine à la morosité.
Cet état sanitaire malsain n’a rien à voir avec le coronavirus, auquel j’ai échappé jusqu’ici. Je ne fréquente plus personne, sauf ma femme, le chien, le chat, la chèvre et les poules.

Coronadétritus: enfin je maigris youpi!

 Depuis quelques mois...euuuh peut-être un peu plus. Depuis des années donc je fais le yoyo, entre 100 et 105 kilos, rêvant douloureusement de passer sous la barre symbolique des 100. Eh bien, cette saloperie de coronadétritus a quand même réussi un miracle. Me faire chuter de mon piedestal de membre émérite des poids lourds, estampillés comme tels (celui qui dit "obèse" il prend une tarte). Au prix d'un régime drastique certes mais efficace. Contraintes des temps anxieux obligent.

J8. Lundi 23 mars 2020

Salut GOUL !

SALUT GOUL !

Mon ordinateur n’a pas voulu s’éteindre hier soir, je ne sais pas pourquoi. J’ai eu beau forcer à quitter, j’ai fait échap, j’ai fait contrôle + bidule, alt machin, fn truc, suppr… et je ne sais quoi encore, rien à faire. J’ai tout débranché et je suis allé me coucher en pestant grrrrr… rogntudjieu….contre  cette fucking technologie informatique qui nous rend neuneu.  
Et ce matin, le visage de mon fils est là, en fond d’écran. Comme une apparition. Salut Goul !

J5, samedi21 mars 2020. CALMÉ

Fendre du bois

Je me suis calmé.

Fendre du bois ça calme. Toute l’énergie que l’on met dans le merlin qui s’abat lourdement sur la souche de chêne ou de châtaigner,  wouahhh… ça dégage un max de  joules ou de watts, je ne sais pas trop ; en tout cas, ça libère. Tchac ! D’un coup sec, la buche est en deux morceaux. Tellement énervé, j’en exécute quatre ou cinq d’affilée. Et tiens, celles-là je vais te les recouper encore en deux, et en moins de deux.  Et ça fera du petit bois pour démarrer le poêle demain matin. Tchac, tchac ! Et pour après-demain.  Re-tchac !  On ne sait pas de quoi l’avenir sera fait. On ne sait plus. On ne sait plus grand’ chose. Si  c’est ça, je vais m’en faire encore une.  Tchac…tchac…tchac…
C’est bon, je suis calmé.