Confinement

Lire ou relire La peste

Rien de breton, c’est sur. Mais quelques rapports avec ce que le virus et le confinement nous font vivre. J’ai enfin retrouvé mon vieil exemplaire jauni de La peste, d’Albert Camus. Et je l’ai relu avec grand intérêt. Et même du plaisir littéraire.  Dans ma jeunesse on m’a évidemment présenté ce livre, publié en 1947, comme une allégorie de l’Occupation et un jalon dans l’œuvre philosophique  de l’auteur. Il se relit comme un vrai roman : que se passerait-il si ?

Cher Manu

J'ai les noms

Je ne vais pas jouer les bravaches. Je sais que le coronamorfalus vorace me guette, moi et mon quintal à géométrie variable. Je l'entends qui ricane dans l'ascenceur et parfois sur mon balcon. Il a même sonné une ou deux fois à la porte. Le souci c'est que je me demande si c'est pas toi Manu qui lui sert d'indic! Conseillé par tes médecins, un peu bavards sur leurs (in)certitudes, tu ne trouves rien de mieux à faire que de placarder sur ma porte : «vieux, fragile, obèse»! Compris les envahisseurs masqués ? On vous le garde au chaud l'ancêtre!

Je suis con

Je suis con

Je suis con. J'ai adopté deux moineaux, rue Lacaille en plein cœur du 17 ème arrondissement à Paris... Enfin ! Ce sont eux qui m'ont adopté en faisant leur nid dans la bouche d'aération de ma chambre, profitant d'une liberté que les citadins ne leur chicanent plus. C'est entendu, le moineau c'est pas le top de la gente ailée. C'est un volatile assez vulgaire, un gueux qui fait la manche dans les gares, un petit roturier mal sapé qui radote comme un viel ecclésiastique vétilleux sur le dogme.

Koñfinerion mem bro ! ni zo tout paour-kaezhed !

A-boan kraouiet er ger gant ar gouarnamant zo deuet war wel ar ger galleg confinement. hemañ a gav e wrizioù e 1225 pag eo bet implijet evit ar wech kentañ dre skrid. Ar ger confinner a dalv bac’het. Dibaoe ar paour kaezh gallegerien ne anavezont nemet ar ger-se, ne oa ket implijet nemeur, met trawalc’h da lakaat divskouarn ar vrezhonegerien da bichañ da c’houzout penaos e vez laret en hor yezh.

Sacrebleu, prendre le large

Il y a des jours, de plus en plus de jours, fades, atones, qui ressemblent à ceux de la veille et de l’avant-veille. Qui s’étirent, comme le Désert des Tartares de Dino Buzzati, dans l’attente d’un ennemi invisible, incolore, inodore.

Il y a des jours où les salauds de tous poils semblent occuper toute l’actualité. Ceux qui ont retrouvé les bons réflexes du marché noir, ceux qui s’aspergent du vieux parfum nauséabond de la délation pour dénoncer un « taré » de voisin évidemment « inconséquent » ou une « salope » de voisine, infirmière, caissière ou aide-soignante, qui pourrait bien ramener le virus dans l’immeuble.

VU A LA TELE.

Villeret

Les bilans, en veux-tu en voilà. Impossible d'y échapper. Des chiffres, des chiffres et encore des chiffres. Y'en a marre des chiffres.
Ah, voilà les experts…. Les ceusses qui savent…les ceusses qui avaient dit que… les ceusses qui vous conseillent de… les ceusses qui... Marre des experts ! Marre de tout.

-  Y' a pas autre chose à regarder dans cette télé de malheur ?
- Si, après la météo, il y a un film « La soupe aux choux ».