Chronique des jours

C’est Wawa, je ne rêve pas

Wawa (Nono)

« Warren Barguil vainqueur !... Un Français qui gagne l’étape du Tour de France un 14 juillet… on n’osait y croire, le rêve ! » Quoi ? On est le 14 juillet ? Je rêve. Nomdeutchieu, je me suis encore endormi devant la télé.  Avec ce foutu confinement,  ça devient une méchante habitude.  Je me frotte les yeux : je vois bien Warren Barguil qui lève les bras en passant la ligne d’arrivée, et qui remonte la fermeture-éclair de son beau maillot à pois de meilleur grimpeur du Tour de France.

Lexique de la cata (troisième partie)

Depardieu (Nono)

Apéro virtuel
Fini les verres de contact chers à Antoine Blondin, place aux verres solitaires du peuple confiné. Quoi-que. L'apéro virtuel partagé sur le petit écran permet de garder les (bons) réflexes. Certes, c'est moins convivial, mais cela reste l'un des remèdes efficaces contre la déprime et le laisser-râler. Attention ! Le dosage est la question clé du mieux-être apéritif. Un verre bonjour le débat, un litre coucou le coma. N'est pas Depardieu qui veut !

Je hais les librairies

Espoir (Guy HERSANT)

La plupart des librairies sont fermées le dimanche, encore heureux, quoiqu'il suffit parfois de se donner la peine d'aller fouiner dans ces solderies à la périphérie des villes qui vendent de tout et de n'importe quoi sept jours sur sept pour dénicher une pile des mémoires de Raymond Barre ou de Rika Zaraï coincée entre un lot de bourgogne déclassé et un stock de soutiens-gorge taille 125 B. On peut aussi trouver en rase-campagne quelques cafés-librairies ouverts le jour du Seigneur mais dans ce cas, je tourne avec dédain le dos aux bouquins et me contente d'une bonne petite bière.

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En bourlinguant avec l'ami Didier Squiban

Didier Squiban (Ouest France)
#INA #Musique #live

Molène, Iroise, Vauban, l’Estran… Ma Bretagne respire au rythme des musiques de Didier Squiban. Depuis toujours, quand l’hiver est trop long, près du phare de la Tour Eiffel, j’ouvre ses partitions et je joue, tant bien que mal, les andro, les ronds, les gavottes et tous les bords de mer où nos doigts s'en vont "ballader". Plus encore, en ces temps d’isolement, le piano est un doux confident.

Lexique de la cata (deuxième partie)

Pangolin (Nono)

Masque
Le gouvernement a du mal à mettre bas le masque sur son imprévoyance et son manque de réactivité coupables pour l'achat de masques (comme pour les tests d'ailleurs). Alors évidemment les Français bricolent, avec des filtres à café, des serviettes de tables, des slips ! N'oublions pas le masque naturel, celui de ceux qui font la gueule. Très tendance actuellement. Aucun masque hélas, n'est efficace contre les âneries du postillonneur d'en face.

Lexique de la cata (première partie)

Le monde d'après, le monde d'avant

A comme Asymptomatique
Vous êtes infecté mais sans symptôme! Vocable très utile pour améliorer notre connaissance de la langue française. L'illustration du préfixe privatif «a», comme dans a-normal, a-pesanteur, a-thée. Mais pas dans apéro ; pas de « a » privatif ici. Nous pouvons donc continuer à pratiquer régulièrement l'apéro, ce sport de convivialité trés français. Ne serait-ce que pour conserver notre titre de champion du monde: celui du lever du coude.

Cher Manu

J'ai les noms

Je ne vais pas jouer les bravaches. Je sais que le coronamorfalus vorace me guette, moi et mon quintal à géométrie variable. Je l'entends qui ricane dans l'ascenceur et parfois sur mon balcon. Il a même sonné une ou deux fois à la porte. Le souci c'est que je me demande si c'est pas toi Manu qui lui sert d'indic! Conseillé par tes médecins, un peu bavards sur leurs (in)certitudes, tu ne trouves rien de mieux à faire que de placarder sur ma porte : «vieux, fragile, obèse»! Compris les envahisseurs masqués ? On vous le garde au chaud l'ancêtre!

Petit témoignage après la disparition de Christophe

Christophe et Jean-Michel BOULLIER

J’ai connu Christophe dans les années 90.

Nous fréquentions par hasard le même bistrot, le Bouchon de la Roquette, dans l’Est parisien. Au début, je ne l’ai pas reconnu. Le Christophe d’Aline ou des Mots bleus avait radicalement changé d’apparence physique. Il était notamment très buriné. Il ne jouait pas les vedettes. Il était simple, sympa et surtout discret. Nous avons naturellement ri et bu ensemble de temps en temps. Parlé aussi, de tout et de rien. Il aimait la Bretagne, en particulier le Finistère, sans savoir bien sûr que ce serait sa dernière étape.

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Je suis con

Je suis con

Je suis con. J'ai adopté deux moineaux, rue Lacaille en plein cœur du 17 ème arrondissement à Paris... Enfin ! Ce sont eux qui m'ont adopté en faisant leur nid dans la bouche d'aération de ma chambre, profitant d'une liberté que les citadins ne leur chicanent plus. C'est entendu, le moineau c'est pas le top de la gente ailée. C'est un volatile assez vulgaire, un gueux qui fait la manche dans les gares, un petit roturier mal sapé qui radote comme un viel ecclésiastique vétilleux sur le dogme.