Paris Breizh Media fait parler...et écrire

Le débat organisé par PBM le 8 septembre sur les défis de l'agriculture bretonne a connu un bon écho médiatique, notamment sur le site Internet  "L''Humanité.fr ". Gérard Le Puill, journaliste breton (et bretonnant) originaire de Locarn s'est attardé sur le débat à la veille du salon Space à Rennes. Extrait.

"Une semaine avant l’ouverture du Space, se tenait à Paris un débat intitulé « Quel avenir pour l’agriculture bretonne» à l’initiative de « Paris Breizh Média » une association de journalistes bretons basés à Paris. Deux agriculteurs et une agricultrice s’y sont exprimés. Dominique Raulo de la Confédération  paysanne y a expliqué sa philosophie de producteur bio avec 250.000 litres de lait pour deux associés sur une ferme de 85 hectares totalement autonome en fourrages.

André Sergent, président de la chambre d’agriculture du Finistère, a présenté la ferme   de 260 hectares qu’il tient avec deux associés et 5 salariés en production laitière et porcine, cette dernière comptant quelques 350 truies. Danièle Even , également productrice de porcs en hors sol intégral avec son mari, participait à ce débat au nom d’une association qui se nomme « Agriculteurs de Bretagne » pour,  a-t-elle dit, «redonner de la fierté aux agriculteurs». Ce type d’association n’existe que pour   tenter de masquer les dégâts environnementaux des élevages intensifs de la région.

Si Danièle Even ne semblait nullement habitée par le doute,  André Sergent, sans remettre en cause la manière dont s’est développé le modèle breton,  semblait conscient de se trouver dans une impasse du fait d’une mondialisation fondée sur le dumping social et environnemental. On imagine que le doute sera également présent  dans la tête de nombreux éleveurs lors de la visite d’un SPACE aux multiples innovations, trop coûteuses  pour être encore accessibles par ces temps d’incertitude économique, que l’on soit producteur de la viande ou de lait. Mais faire émerger un autre modèle agricole est plus compliqué en Bretagne que dans la plupart des régions de France. Avec ses fournisseurs de l’amont et ses acheteurs de l’aval, cette agriculture ne peut évoluer vers un modèle de production moins gourmand en capitaux et en intrants que de façon lente et progressive. Sauf à déboucher sur un sinistre s’agissant de l’emploi. "