Miossec "J'avais envie de faire du braconnage musical"

Miossec
C'est aux Petites folies à Lampaul Plouarzel (29), le festival qui monte, qui monte, que nous avons rencontré Christophe Miossec. En tournée depuis plus de deux ans, il jouait ce soir là "à domicile" avec sa nouvelle formation.
 
Cette tournée est née en début d'année, suite à une soirée organisée en l'honneur de son grand ami, le génial Rémy Kolpa Kopoul, aussi connu sous le nom de RKK (Libération, Radio Nova...).
"C'est là que j'ai rencontré Mirabelle Gilis, qui jouait avec Rachid Taha. Deux jours après on répétait avec Johann Riche à l'accordéon et c'était parti. Mon autre tournée n'était pas terminée, il a fallu écrire des morceaux très vite. Le fait d'avoir Rémi derrière ça donne une envie dingue de faire de la musique."
Les attentas Charlie hebdo ont eux aussi contribués à motiver ce projet. "J'avais envie de faire du braconnage musical, de monter quelque chose de souple, de jouer dans des petits endroits. J'avais envie de proximité absolue." 
Des petites scènes, de la proximité et aussi de l'insolite. Des dates les plus marquantes Miossec retient celui sur le parvis du Musée maritime de La Rochelle. "Les loges c'était le bateau de France Telecom". Un autre dans un vignoble à côté d'Albi ou encore à Beausset, village de 190 habitants dans le Périgord. "Le mec qui faisait à manger c'est celui qui représente le Périgord à la Fête de l'Humanité." 
 
Miossec et sa troupe comptent déjà plus de cinquante dates avec ce projet musical et une centaine d'autres à venir. C'est un projet pour lequel leur musique a été pensée. L'instrumentation est très souple : violon, guitare, accordéon. "C'est une petite équipe rapide, c'est de la chevauchée légère." 
Miossec aussi "met les mains dans le moteur" et "travaille son instrument". "Ne plus être que le chanteur c'est chouette. Chanteur ça a toujours un côté un peu couillon quand même. Avec une guitare ont a l'impression de bosser, d'être un peu au charbon, de ne pas être juste là à se répandre". 
 
L'album "Mammifères" a été enregistré peu de temps après. "Faire un disque c'est continuer à raconter des histoires, c'est génial. Ce que j'adore en concert c'est jouer des morceaux que les gens ne connaissent pas, qu'ils découvrent. Cette tournée ça me remet sur mes racines. J'ai démarré comme ça. Pour moi, le métier c'est ça."
 
Déjà 21 ans que Miossec sillonne les routes. Il devrait faire une escale à Paris lors d'une prochaine soirée de Paris Breizh Média. Alors, à bientôt Christophe !