Le mouchard sur le toit (chapitre 18)

Le mouchard sur le toit (chapitre 18)

Et pourquoi pas un dimanche ? Depuis plus d’un mois, avec ce confinement, il n’y avait plus de dimanche et de jours de semaine, la vie semblait s’être fait la malle et sous un cagnard de contrebande, la petite cité bigoudène paraissait aussi assoupie qu’un bled mexicain. Et donc, en ce chaud dimanche après-midi, Fanch Le Dantec, dit Gestapo, dit La Taupe, dit Tête-de-Nœud alla sonner à la gendarmerie. L’adjudant-chef voulait voir dare-dare le cafteur bigouden redescendu de son toit.

Le mouchard sur le toit (chapitre 17)

Le mouchard sur le toit (chapitre 17)

Julie tentait de consoler Germaine de la disparition de l’aïeule mais surtout de son homme.  Oui, en ce temps si court, il était devenu son mec. Et la légitime, la Marie-Laure, elle n’avait pas intérêt à se pointer à la ferme. Germaine se battrait bec et ongles. Un nouvel amour, une deuxième chance. Elle triturait son mouchoir à usage unique quand des pleurs d’enfant se firent entendre dehors. 

- Zoé ! appela Julie.

La fillette sanglotait.  

Le mouchard sur le toit (chapitre 16)

Le mouchard sur le toit (chapitre 16)

Candy, en dépit de son expérience, avait pâli. Ça ne rigolait plus.

Allait-il falloir descendre ce flic ? Ils n’avaient pas besoin de ça !

« Les mains en l’air, et fissa ! » articula Jim, son arme braquée sur le Rouquin ébahi, qui s’exécuta, tout en pensant à part soi que, finalement, une fois de plus, il avait vu juste. C’étaient bien des malfrats. Oui, mais en attendant il était mal barré.