Les quatre de Bretagne

Les quatre de Bretagne

Pour les Bretons, ces quatre là sont sinon des légendes celtiques, du moins des figures familières qui provoquent musicalement l’effet d’une madeleine ou plutôt d’un Traou-Mad de Proust.  « Ils » ont pour noms Alan Stivell, Nolwenn Korbell, Christophe Miossec et Frank Darcel.

Réunir ces quatre artistes à la Maison de la Bretagne le jeudi 11 octobre pour une longue rencontre et séance de questions/réponses avec les bretons de Paris (et tous ceux qui souhaitaient venir), c’est le défi relevé par Paris Breizh Media pour sa rentrée 2018 sous la (nouvelle) présidence d’Hervé Devallan qui succède à Paul Burel à la tête de ce club des professionnels bretons de l’information. L’occasion de rappeler l’influence d’Alan Stivell qui sort son nouvel album (Human Kelt) fin octobre, véritable passeur, autant pour les rockers Frank Darcel (Marquis de Sade, Etienne Daho, Senso, Republik) et Christophe Miossec, que pour la flamboyante chanteuse bretonnante Nolwenn Korbell. Ainsi que les liens tissés les uns entre les autres… Frank qui confie travailler sur de nouvelles chansons pour le groupe Marquis de Sade (notamment avec Tina Weymouth de Talking Heads) a rappelé qu’il avait collaboré avec Alan en 2000 pour l’album Back to Breizh. Et il vient de s’associer avec Nolwenn pour Avel Azul, un magnifique disque en breton, anglais et français sorti au printemps. Leur « band » devrait continuer à tourner en 2019 et envisage une suite à ce projet. De son côté, Christophe Miossec qui vient de publier son 11ème album, « Les rescapés », est revenu sur ces souvenirs du choc esthétique provoqué par l’écoute de l’album « A l’Olympia » (datant de 1972) d’Alan, tout comme par le son et la pochette du disque « Rue de Siam » de Marquis de Sade (sorti en 1981). Une soirée qui s’est conclu par un échange nourri avec le public où Alan a défendu avec ferveur son engagement celtique comme son ouverture au monde.

Frédérick Rapilly