La Nasa fait ses courses à Mellac chez IJinus

Mellac vous connaissez? Une petite commune lamda du sud Finistère près de Quimperlé, certes. Le fief du "grand Louis", alias Louis Le Pensec, ancien ministre de la mer, aussi...Mais encore? Eh bien Mellac abrite une pépite technologique de systèmes de mesure et de capteurs d'informations industriels : IJinus. Une jeune entreprise qui a déjà une belle performance commerciale à son actif. La PME a réussi à vendre des détecteurs de présence d'eau dans l'air à la Nasa elle-même, à Los Angelès.

Les mesures et les contrôles de l'eau dans l'industrie sont d'ailleurs le premier marché de la société créée par Olivier Le Strat. Mesurer le débit, la pression, la température, le niveau etc. c'est le quotidien d'IJinus, le plus souvent à partir d'un boitier gros comme une canette de soda, bourré d'algorythmes et de lithium (pour l'énergie). Mais son fond de commerce c'est aussi assurer la gestion et le contrôle des stocks alimentaires dans les silos d'élevage, la tracabilité des chariots et même des poches de sang dans les hopitaux, et le contrôle de tout ce qui est stockage vertical : ciment, farine...

Pour faire bonne mesure la PME s'affiche 100% bretonne, comme l'a précisé Jean Le Viol, le vice-président exécutif devant les journalistes de Paris Breizh Media. Tout l'amont de la recherche et développement et l'aval commercial sont basés à Mellac. Alors que la fabrication est répartie entre quatre usines dispersées en Bretagne (Brest, Lannion etc.) qui ont chacune une seule partie du produit à assembler pour garantir une sécurité maximale face aux risques.

Soutenue par le CMB-Arkéa et la BPI (banque publique d'investissement) IJinus est décidée à accélérer sa croissance, pour toucher le marché chinois entre autres. Elle est en pleine phase de levée de fonds. Mais à vrai dire sa préoccupation est peut-être plus la rareté de la ressource humaine que de la ressource capitalistique. Face à des gros concurrents comme Nokia ou Cap Gemini, "on a du mal à attirer tous les cerveaux nécessaires", remarque Jean Le Viol.

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Jean Le Viol, vice-présidenrt de IJinus interviewé par Florence Le Méhauté devant les journalistes bretons de Paris